Renaturation : les enjeux dans le Val-de-Marne

Le 10 avril 2026, l’UD94 a invité les trois établissements publics territoriaux (Paris Est Marne & Bois, Grand Paris Sud Est Avenir, Grand Orly Seine Bièvre) et le conseil départemental à un atelier exploratoire autour des enjeux de renaturation du Val-de-Marne. Une vingtaine de participants qui travaillent dans les services en charge des données (études, observatoires), de la planification urbaine (PLUi, projets d’aménagement) ou des enjeux de transition énergétique et écologique (PCAET, COP) ont contribué à la réussite de cette matinée.

Trois grands enseignements

La réalisation d’une étude cartographiant les enjeux de renaturation sur le territoire du Val-de-Marne par l’UD94 a été l’opportunité de mettre en débat trois grands enseignements.

  1. Plus de 25% du territoire du Val-de-Marne est concerné par un des trois enjeux suivants : l’adaptation au changement climatique, la préservation de la biodiversité et l’amélioration de la santé et du cadre de vie.
  2. En cumulant les 3 enjeux et en identifiant les secteurs à proximité des continuités écologiques, 2% du territoire est identifié comme des zones prioritaires de renaturation.
  3. Plus de 700 hectares de surfaces artificialisées recoupent ces zones prioritaires dont certaines situées dans des projets d’aménagement.

Définir la renaturation et son gradient d’actions

La matinée a démarré par un autodiagnostic mouvant permettant de partager les constats et les difficultés rencontrées par chacune des structures représentées. Si ces dernières souhaitent mener des actions de renaturation sur le territoire, elles soulignent les difficultés à les traduire concrètement sur le terrain. Prendre conscience qu’il existe un gradient d’actions - de la végétalisation, désimperméabilisation, renaturation jusqu’à la libre évolution - permet d’affiner la lecture des solutions à apporter aux vulnérabilités du territoire.

Trois ateliers cartographiques pour consolider les connaissances sur les vulnérabilités et les besoins de renaturation du territoire

Les ateliers ont permis de partager les vulnérabilités du territoire et d’identifier les données qui permettraient d’affiner l’analyse des secteurs à forts enjeux : des données des échelons communaux (Atlas de la biodiversité, projets de renaturation, etc.), des données réglementaires (risques, nuisance sonore, etc.) ou encore des données socio-économiques (inégalités territoriales).

Des clés de réussites pour favoriser le passage à l’action

Cette matinée d’échange a confirmé le besoin de croiser les données et expertises aux multiples échelles : communale, intercommunale, départementale, régionale. Les échanges témoignent d’un socle d’ores et déjà important de connaissance sur les enjeux de renaturation mais également de projets de désimperméabilisation/renaturation prenant place sur l’ensemble du territoire.
Cependant, il a également partagé la nécessité de poursuivre des analyses thématiques (parking/voirie, observatoires, etc.) en allant directement sur les sites afin d’affiner le gradient de solutions au regard des contraintes du sol tout en prenant en compte les coûts d’entretien, de maintenance. Le fléchage des financements a été identifié comme un levier clé pour favoriser des projets de renaturation pertinent pour répondre aux vulnérabilités du territoire et aux besoins des populations, notamment les plus vulnérables.

Ressources et contact

L’étude menée par le pôle d’appui et d’analyse territoriale de l’UD, s’appuie sur les travaux et la méthodologie de l’Institut Paris Région et l’Agence régionale de la biodiversité intitulée Renaturer les villes – Méthode, exemples et préconisations (juillet 2022).

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