Gestion des populations de Bernache du Canada en Île-de-France : simplification des démarches de stérilisation des œufs

Nouveautés : Simplification des démarches

Depuis 2025, la demande pour la stérilisation des œufs de Bernache du Canada est simplifiée en Île-de-France. Il suffit de suivre cette démarche déclarative :

1. Déclaration annuelle unique :

2. Formation obligatoire du personnel :
Les agents missionnés doivent avoir suivi une formation (initiale, professionnelle ou par compagnonnage) pour garantir des pratiques éthiques et efficaces.
Contactez l’OFB pour organiser une session.

3. Bilan annuel à transmettre
À l’issue des opérations, un bilan quantitatif et qualitatif (nombre d’œufs traités, méthodes utilisées, sites concernés) doit être envoyé à l’OFB et à la DRIEAT, avant le 31 décembre de chaque année.

Contexte et enjeux

La Bernache du Canada (Branta canadensis) : espèce (grande migratrice d’Amérique du nord) a le statut d’espèces introduite en France – au 17e siècle pour l’ornement et la chasse. Elle tend à toujours davantage à se sédentariser en France Angleterre et Belgique, depuis le 20e siècle. Ce nouveau comportement pose un problème de cohabitation avec des usages récréatifs humains de certains plans d’eau. 60 % des effectifs français sont en Île-de-France et la région Centre. Ses impacts sont multiples : eutrophisation des plans d’eau, dommages aux espaces publics (par les déjections), hybridation avec la Bernache nonette (espèce protégée).

  • Espèce animale interdite d’introduction dans le milieu naturel, par arrêté ministériel du 30 juillet 2010).
  • Espèce chassable.

Des actions de régulation (stérilisation des œufs, tir, capture) sont menées par des propriétaires privés et par les autorités, notamment par les collectivités – les départements qui gèrent des parcs départementaux, par des communes et par l’Office français de la biodiversité (OFB).
Les résultats de la régulation sont encourageants mais nécessitent une pérennisation de l’effort.

Méthodes autorisées de stérilisation

Les structures peuvent choisir la technique la plus adaptée à leur contexte, parmi celles validées par l’OFB :

  • secouage des œufs : destruction de la membrane interne pour stopper le développement embryonnaire
  • perçage  : utilisation d’une pointe fine pour perforer la coquille
  • pulvérisation/badigeon : application de glycérine ou d’huile.

Ces méthodes ciblent la reproduction, sans impact sur les adultes.
Pour un résultat optimal, il est recommandé de traiter au moins 80 % des œufs sur un site, et de continuer les efforts sur pendant plusieurs années, pour réduire durablement les populations.

Rôle des collectivités et acteurs locaux

Les collectivités et gestionnaires d’espaces sont invités à s’engager dans cette démarche :

  1. Identifier les sites prioritaires : parcs, bases de loisirs, zones humides (ex. : Saint-Quentin-en-Yvelines, Cergy-Pontoise).
  2. Coordonner avec l’OFB et la DRIEAT  : pour bénéficier d’un accompagnement technique et réglementaire.
  3. Sensibiliser le public : expliquer les enjeux via des panneaux, réunions ou articles.

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