Urbanisme favorable à la santé

Une journée interdisciplinaire autour de l’urbanisme favorable à la santé (UFS)

La DRIEAT - mobilisant 3 de ses départements - et l’Agence régionale de santé Île-de-France ont organisé une rencontre de leurs réseaux métier le 18 juin, réunissant 40 participants œuvrant sur le territoire francilien. Cette journée a confirmé l’importance d’une approche transversale associant les acteurs de l’aménagement, de l’urbanisme, de la santé et de l’environnement.
Elle a également montré que l’urbanisme favorable à la santé ne relève pas seulement de principes généraux, mais peut se traduire concrètement dans les projets urbains, les démarches de concertation et les règles de planification.

La journée a été introduite par Mme Catherine Langlet, adjointe de la cheffe du Service aménagement durable de la DRIEAT. Mme Langlet a rappelé les enjeux d’un urbanisme favorable à la santé dans un contexte francilien marqué par de fortes pressions urbaines, environnementales et sociales. Qualité de l’air, bruit, confort d’été, accès aux espaces verts, mobilités actives, inclusion ou encore qualité du logement constituent autant de déterminants sur lesquels l’aménagement peut agir concrètement.

Un jeu participatif autour d’un cas concret : la ZAC des Groues à Nanterre

La matinée a été consacrée à un cas d’étude : le nouveau quartier des Groues à Nanterre, grâce à la participation de Mme Léa Pottier, cheffe de projet aménagement de la ZAC des Groues à la Ville de Nanterre. La présentation du contexte initial du projet, de ses ambitions programmatiques et de l’évaluation d’impact sur la santé qui a été menée a permis d’illustrer la manière dont les enjeux de santé peuvent être intégrés dès les premières étapes d’un projet urbain.

Répartis en groupes interdisciplinaires, les participants se sont ensuite projetés collectivement sur les choix d’aménagement du quartier des Groues susceptibles de favoriser la santé et le bien-être des habitants. Ce format participatif a favorisé les échanges entre agents de la DRIEAT, des DDT et de l’ARS et a permis de confronter les expertises. Lutte contre les îlots de chaleur urbain, mobilités douces favorisées, vie de quartier et réduction de l’exposition aux nuisances ont été les thèmes majeurs mis en avant.

Après ce temps de projection virtuelle, Mme Pottier a présenté la réalité du projet des Groues en 2026, mettant en perspective les ambitions initiales et leur traduction concrète. Les groupes ont ensuite partagé leur approche issue de leur travail dans le cadre du jeu sérieux, ouvrant un temps de discussion sur les conditions de réussite, les freins rencontrés et les marges de progression. Les échanges ont notamment porté sur les choix de mixité fonctionnelle au sein du quartier de gare, de sanctuarisation des secteurs d’activités productives et les modalités de concertation dans ce quartier comportant peu d’habitants avant le projet.

L’après-midi a permis d’approfondir plusieurs leviers d’action : le rôle de l’évaluation d’impact sur la santé, l’importance de la concertation avec les habitants, la prise en compte de la santé dans les documents de planification, ainsi que la conduite d’opérations d’aménagement favorables à des quartiers plus inclusifs.

Pour en savoir plus sur les liens entre le PLU(i) et l’UFS.

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