Les grandes caractéristiques de la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers par l’activité logistique en Île-de-France

Après avoir quantifié le foncier occupé par la logistique en Île-de-France sur ces dix dernières années et les tendances de l’activité logistique, la DRIEAT propose une analyse complémentaire avec l’observation de la consommation des espaces naturels, agricoles et forestiers (ENAF) au profit d’emprises vouées entièrement ou partiellement à la logistique depuis 1982.

Une analyse du rythme de la consommation ENAF pour l’activité logistique sur quarante ans : ce qu’il faut retenir

Chiffres clés ENAF
  • 126 ha/an d’ENAF consommés depuis 1982 en Île-de-France
  • un ralentissement de la consommation d’ENAF depuis 2008
  • une consommation plus importante en grande couronne logistique
  • plus on s’éloigne de Paris, plus la consommation d’ENAF se fait au profit d’emprises « 100% logistique »
  • une diffusion de plus en plus importante en dehors des territoires logistiques.

Quels facteurs/contexte influent la consommation d’ENAF pour l’activité logistique et sa localisation ?

  • les crises économiques
  • l’externalisation de la logistique et le développement de grands groupes logisticiens depuis les années 1990
  • l’essor du e-commerce depuis les années 2000
  • la proximité des grandes infrastructures routières, et notamment la Francilienne, aux abords de laquelle est concentrée une large part de la consommation d’ENAF à vocation logistique.

Analyse territoriale : une consommation d’ENAF inégale, y a-t-il des territoires plus efficaces ?

Entre 2017 et 2025, la consommation d’ENAF pour des emprises vouées entièrement ou partiellement à la logistique se localise principalement dans des communes situées le long de la Francilienne.
La DRIEAT a mobilisé plusieurs indicateurs afin de mesurer l’efficacité de la consommation ENAF pour des emprises « 100% logistique » (densité de surface bâti, taux de renouvellement urbain, nombre d’emplois créées par hectare d’ENAF consommé, etc.). Au-delà des surfaces ENAF consommées pour des emprises « 100% logistique », dans quelle mesure cette consommation aura-t-elle été efficace ? Des territoires peuvent-ils faire figure d’exemplarité et de modèle à suivre ?

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