Consultation du public sur le projet d’agréer le site France Crédits Biodiversité à Carrières-sous-Poissy (78)
Consultation du public, du 1er au 29 septembre 2026 inclus, sur le projet de décision d’agréer le site France Crédits Biodiversité (ex SNCRR : site naturel de compensation, de restauration et de renaturation), Cœur vert de la Boucle de Chanteloup à Carrières-sous-Poissy (78).
Introduction
Le GIP Seine & Yvelines Environnement demande l’agrément du projet pour son projet de site France Crédits Biodiversité dénommé Cœur vert de la Boucle de Chanteloup à Carrières-sous-Poissy (78).
Nous vous invitons à lire le dossier et exprimer votre avis.
Un site France Crédits Biodiversité une fois agréé par l’État, permet de restaurer des écosystèmes dégradés. Un tel site pourvoie des crédits de restauration pour des porteurs de projets locaux – ces crédits de biodiversité sont ici une part du projet global. Ces crédits permettent à des porteurs de projets :
- soit de répondre à leurs obligations réglementaires,
- soit de constituer un engagement volontaire en faveur de la biodiversité.
Il s’agit de la première demande d’agrément de ce type en Île-de-France.
Cette consultation ne porte que sur le site à Carrières-sous-Poissy, cependant le projet global porté par les acteurs du territoire comprendra à terme des secteurs de renaturation à Chanteloup-les-Vignes, Triel-sur-Seine, Carrières-sous-Poissy et Andrésy (78), cf. p.18 du dossier de demande.
L’aménagement de la boucle de Chanteloup a été conçu par les services de l’État, du département et par l’EPFIF (établissement public foncier d’Île-de-France) en intégrant ce projet de Cœur vert depuis plusieurs années. Le PLUi (plan local d’urbanisme) de la communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O) intègre bien ce projet.
Ce projet de site France Crédits biodiversité est remarquablement positionné pour restaurer des continuités importantes pour le Schéma Régional de Cohérence Écologique de l’Île-de-France.
Le site est aujourd’hui composé majoritairement de prairies, de jachères, de ronciers, de vergers enfrichées, de boisements, de friches sableuses et d’habitats précaires et cabanes.
Les jardins et parcelles agricoles y sont souvent peu entretenu(e)s. Un historique de pollution des sols a marqué ce territoire. Le projet intègre des actions de dépollution par enlèvement des macrodéchets et phytoremédiation. Si la « mer de déchet » a déjà été traitée par la force publique, il reste du nettoyage nécessaire dans ce secteur.
Le dossier comporte 2 documents principaux et 1 document complémentaire : l’avis du Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel de juillet 2026.
Aperçu rapide du projet
- pour la faune des milieux ouverts,
- la faune des milieux semi-ouverts et bocagers,
- ainsi que son rôle potentiel de connexion écologique entre la forêt de l’Hautil au nord et le Parc du Peuple de l’Herbe au sud, dans un contexte de pression d’urbanisation croissante des boucles de la Seine en aval de Paris, cette reconnexion restant subordonnée à ce que l’opération se poursuive au-delà de la première tranche de 72 ha.
Par un génie écologique et paysager maîtriser et programmé, le Cœur vert de la boucle évoluera vers une mosaïque de pelouses, prairies, vergers et prairies piquetée d’arbustes ceinte de haies, et quelques bosquets et zones plus forestières (quelques ha). De plus, il y a ponctuellement une petite zone humide a restaurer (page 233/454 du dossier de demande d’agrément, fiche restauration page 311).
Le plan d’aménagement du Cœur vert – Secteur de Carrières-sous- Poissy
Le projet va créer puis entretenir de manière douce et extensive un bocage diversifié associant des pelouses, des cultures agricoles, des haies, des boisements et des vergers.
Il comprend la gestion écologique de pelouse calcaires et la renaturation d’une mise en valeur de la zone humide existante.
Il connectera écologiquement la forêt de l’Hautil (Nord) celle de Saint-Germain (Est) et le Val-de-Seine.
Une biodiversité remarquable est attendu en particulier pour l’avifaune : Verdier d’Europe, la Linotte mélodieuse (vulnérables en Île-de-France), le Gobemouche gris, la Fauvette des jardins, etc. Sont attendus, entre autres : davantage d’insectes, des pollinisateurs, la Chouette chevêche, le Coucou gris, le Tarier pâtre, etc.
Sans viser cet objectif directement, le cœur vert pourrait bénéficier de manière supplémentaire à la Perdrix grise, à l’Alouette des champs au le Vanneau huppé et à l’Œdicnème criard.
Concrètement, le site connaîtra :
- des enlèvements de déchets des nettoyages, des arrachages d’espèces végétales exotiques envahissantes, des fauches effectuées selon des techniques précises, des plantations de haies, des plantations d’arbres, des coupes d’arbres également (Robinier, Erable négundo) avec essouchage, des étrépages – la retrait d’une couche supérieur de sol –, des actions de phytoremédiation, etc.
- de légers mouvement de sol, à de rares endroits et strictement lié aux étrepages nécessaires pour certaines parcelles, viendront générer des merlons paysager et des talus, de 100 à 190 cm de hauteur maximum, ensemencés avec de la pelouse.
- L’enlèvement de certaines clôtures et la pose de nouvelles clôtures dites forestières (ou la réutilisation de celles présentes pour partie) seront installées à certains endroits avec des pieux tous les 3 m en robinier ou châtaignier.
Phasage
Les opérations écologiques seront déployées en trois phases successives, tous les 2 ans. Des étrepages sur des surfaces de plusieurs ha sont prévus – la retrait d’une couche supérieur de sol – et il est nécessaire de les faire par phases, tant au plan humain qu’écologique, Cf. Avis du CSPRN.
- Phase 1 (2026-2028) : secteurs de la Demi-Lieue et des Rudes-Terres 27,76 ha, incluant la zone humide mais aussi le traitement des espèces végétales envahissante (renouée etc.) et des déchets sur l’ensemble des 70,85 ha.
- Phase 2 (2028-2030) : secteurs des Trépassés, du Clos des Bruyères et de la Mer. 28,77 ha supplémentaires.
- Phase 3 (2030-2032) : secteur de l’Entre-Chemins. Restauration des 16,18 ha restants.
La gestion et le suivi écologique s’étendront sur 30 ans minimum à compter de la fin de chaque phase de restauration. Ainsi, les dernières parcelles restaurées seront suivies jusqu’en 2061, tandis que les premières bénéficieront de 34 années de gestion.
Le calendrier de travaux résume bien le projet, page 323 du dossier de demande d’agrément.
Unité de compensation produites
Les unités de compensation générées (UCRR) sont décrites page 328 du dossier de demande d’agrément. Elles correspondent tout simplement à 0,1 ha du site ; le raisonnement est global, et le SNCRR est divisé en 718 UCRR.
Ces unités peuvent être vendues à des aménageurs, pour compenser les impacts résiduels sur la biodiversité, ou à des contributeurs volontaires.
Ce sont des projets locaux qui pourront utiliser ces crédits. Ils devront avoir lieu dans une « aire de service » de moins de 50km. En toute rigueur, cette « aire de service » est variable en fonction des espèces pour lesquelles des atteintes sont à compenser : entre 1 et 50 km, autour du site, Cf. pp. 319-343.
Participez à la consultation
Consultation du 7 au 29 septembre 2026 inclus.
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